« Cobots » : un coup de main articulée au travail ?

Quand on imagine un robot, on voit un bras articulé derrière une vitre dans une usine : il est avant tout industriel. Largement démocratisé parce qu’il était plus rapide et plus efficace qu’un être humain au même poste, les robots ont vidé les usines de leurs ouvriers. Et si une nouvelle génération de robots venait donner un coup de main aux ouvriers au lieu de les mettre au chômage ?

 

Le « cobot », ce robot qui nous veut du bien

« Cobot », comprenez « robot collaboratif » qui contrairement à son cousin éloigné a pour but d’accompagner l’homme dans tous ces faits et gestes. Il n’est plus considéré comme un concurrent pour les ouvriers, mais bel et bien comme un assistant à l’effort. Avec ces nouveaux robots, on peut travailler sans danger : aucun risque de finir estropié comme avec les robots industriels. D’ailleurs selon un Eurobaromètre, 80% des Européens (1),  pensent que les cobots sont bénéfiques et utiles car ils peuvent réaliser des tâches trop dures ou trop dangereuses pour les êtres humains.

Le cobot le plus fréquemment répandu est un bras articulé qui épouse parfaitement le corps de l’ouvrier qui l’utilise. Il l’assiste dans sa tâche, mais ne fait pas son travail à sa place. Par exemple, dans de nombreux métiers industriels, la manipulation d’outils lourds est souvent cause de maladies du travail, comme les maux de dos. C’est à ce moment-là qu’intervient le cobot. Léger, facile à manier, il prend en charge le poids de l’outil qui n’est, ainsi, pas répercuté sur l’ouvrier. C’est le robot qui porte tout, plus l’homme.

Pour qu’il soit opérationnel, le cobot est construit de la même façon qu’un bras humain : des vis font office d’articulation, des câbles remplacent les tendons et des moteurs assurent le rôle de muscles. Les moteurs sont pilotés par des algorithmes complexes qui rendent possible l’assistance à l’effort et réduisent les vibrations liées à certaines formes d’outils (meuleuses, marteau-piqueurs…). L’avantage du cobot par rapport à un robot traditionnel, c’est qu’il n’est pas fixe : on peut le déplacer si besoin sans avoir à le reconfigurer.

Assistant ou remplaçant ?

Pourtant, tout le monde ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée des cobots. Il faut dire que pendant de nombreuses années, les robots ont pris la place les ouvriers peu qualifiés, car ils étaient plus rapides, plus rentables et moins chers. Il est donc normal de se poser la question. Pourtant, le but de cette nouvelle génération de robot est bien d’assister l’humain dans son travail. Les concepteurs de robots expliquent qu’à un poste où les tâches sont très répétitives, un cobot peut tout à fait se substituer à salarié, qui, alors, se voit attribuer un ouvrage plus gratifiant. Tout le monde serait donc gagnant.

Et que les plus réticents se rassurent : il faudra encore au moins 20 ou 30 ans pour que les cobots n’envahissent pleinement le monde du travail. A l’heure actuelle, il faut compter un investissement compris entre 50 000 et 150 000€, sans que la productivité ne soit pour l’instant augmentée.

La « cobotique » est donc loin de faire l’unanimité, et d’ailleurs, 91% des Européens voient un risque pour les humains de développer trop vite ces nouveaux robots. A voir !

Chloé LOURENÇO

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