Créer le toucher virtuel

A lire dans la version numérique de la lettre d’informations du CNRS : Actronika : le toucher pour enrichir la communication homme-machine

Fondée en 2015 par deux ingénieurs, Gilles Meyer et Rafal Pijeski et un professeur à l’Université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), Vincent Hayward, Actronika est une start-up qui a développé un système haptique –c’est-à-dire tactile- pour relier davantage l’homme à la machine.

Le rôle du toucher dans la communication

Pour l’instant, la communication entre l’homme et la machine se fait surtout grâce à l’ouïe (par la reconnaissance vocale) et la vue (par la reconnaissance visuelle). Or pour communiquer avec son environnement, un homme utilise aussi le toucher, la plupart du temps seul ou en synergie avec d’autres sens. « L’idée d’intégrer le toucher dans la relation homme-machine n’est pas nouvelles » indique Vincent Hayward. Depuis plus d’un siècle on cherche à la mettre au point, notamment dans l’industrie téléphonique où l’on a beaucoup développé les vibreurs ou autres écrans tactiles.

Depuis plusieurs années, les start-ups mettant au point des systèmes haptiques se sont multipliées. Fondée en 2015 à partir des recherches menées à l’Institut des systèmes intelligents et de robotique (ISIR) de l’UPMC, Actronika en fait partie. Elle va d’ailleurs mettre sur le marché un brevet capable de simuler de façon très réaliste le toucher. L’objectif est d’accroître le réalisme de la réalité virtuelle.

Avant de mettre leur invention sur le marché, les co-fondateurs d’Actronika ont fait de longues recherches en neurosciences pour comprendre ce qui se passait dans le cerveau lorsqu’une main touchait différentes matières, cela dans le but de reproduire au plus proche de la vérité la sensation de toucher

Vers toujours plus de réalisme

Dès juin 2017, les premières applications issues de cette technologie, baptisée Tactronik, seront disponibles sur le marché. Il s’agit d’un ensemble de « logiciels, d’électronique embarquée et d’actionneurs vibrotactiles » conçus pour être intégrés dans divers objets. La dimension tactile vient enrichir non seulement les tableaux de bord des voitures, l’équipement domotique dans les foyers, ou encore le mobilier urbain, mais elle sera particulièrement importante dans l’aéronautique où le système haptique permet aux pilotes de simuler des vols pour s’entraîner au pilotage d’un avion.

Cette nouvelle technologie devrait également accélérer la robotisation de la médecine puisqu’elle facilitera la mise en œuvre des opérations à distance.

Le prochain objectif d’Actronika est de réduire à la fois la taille et le coût du dispositif pour qu’il soit commercialisable à grande échelle.

 

Chloé LOURENÇO

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s