Ce que Bruxelles prévoit pour lutter contre la désinformation

  La désinformation est « l’utilisation des médias pour faire passer un message susceptible de tromper ou d’influencer l’opinion publique« . Suite au récent scandale Facebook-Cambridge Analytica impliquant le partage de données personnelles dans un contexte électoral, la Commission européenne a décidé de prendre des mesures pour lutter efficacement contre la désinformation et promouvoir le journalisme de qualité.

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  La protection des valeurs européennes et de la sécurité sur notre territoire passe aussi par la lutte contre la désinformation. Dernièrement, la Commission européenne a proposé l’instauration d’un code de bonnes pratiques à l’échelle de l’UE pour les plateformes en ligne d’ici le mois de juillet. A ce sujet, la commissaire européenne à l’économie et la société numériques, Mariya Gabriel, a déclaré : « Nous invitons l’ensemble des acteurs, en particulier les plateformes et les réseaux sociaux – dont la responsabilité est évidente -, d’agir sur le fondement d’un plan d’action visant à définir une approche européenne commune de sorte que les citoyens aient les moyens d’agir et soient efficacement protégés contre la désinformation. Nous allons suivre de près les progrès accomplis et éventuellement proposer de nouvelles mesures d’ici le mois de décembre, notamment des mesures de nature réglementaire, en cas de résultats insatisfaisants« . Ces propos ont également été appuyés par Julian King, commissaire chargé de l’union de la sécurité, qui voit en la désinformation « une menace grave pour la sécurité nos sociétés« .

  D’après la dernière enquête Eurobaromètre menée sur le thème des fausses informations et de la désinformation, l’inquiétude des citoyens européens porte principalement sur la « désinformation délibérée visant à influencer les élections et les politiques d’immigration« . A cet effet, la Commission européenne prévoit la création d’un réseau européen indépendant de vérificateur de faits ainsi qu’un soutien aux Etats membres pour qu’ils puissent lutter au mieux contre les menaces informatiques. Une politique de communication stratégique coordonnée sera également instaurée pour mettre en oeuvre des « activités d’information et de sensibilisation visant à lutter contre les discours mensongers sur l’Europe et contre la désinformation« . D’ici la fin de l’année, Bruxelles publiera un rapport sur l’avancée de ces initiatives afin de déterminer si elles devront être renforcées ou non.

Virginie CARDOSO

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