Les premières tendances françaises pour les élections européennes de 2019

  Le compte à rebours est désormais lancé, les élections européennes auront lieu dans un peu moins d’un an, le 26 mai 2019. Elles se tiendront dans les 27 Etats-membres de l’Union européenne, le Royaume-Uni ayant prévu de se retirer de l’UE le 29 mars de l’année prochaine. Voix d’Europe fait le point sur les premières intentions de vote pour la composition du Parlement européen.

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Aux urnes, Européens !

  Après le désastre démocratique des élections européennes de 2014 – 56% d’abstention et une majorité de candidats d’extrême-droite élus – la France sera de nouveau appelée aux urnes le 26 mai 2019 afin de renouveler le Parlement européen. A l’issue de ce scrutin, 705 eurodéputés siègeront à l’institution, soit 46 de moins qu’il y a cinq ans en raison du départ des parlementaires britanniques après le Brexit. Le rééquilibrage des places au Parlement européen profitera cependant à la France, qui comptera 5 députés supplémentaires pour la nouvelle législature, soit 79 élus au total.

  Comme en 2014, le scrutin de l’année prochaine aura très probablement lui aussi son lot de surprises. D’après les premiers sondages sur les intentions de vote des Français, La République en marche (LREM) associée au MoDem arriveraient en tête avec 24% des voix. Viendrait ensuite le Front national (devenu le Rassemblement national) avec 19,5% des intentions de vote, bien devant Les Républicains, qui recueilleraient 15% des suffrages. Le Parti socialiste, la France Insoumise et Europe Ecologie Les Verts ne seraient respectivement le choix que de 6%, 10% et 8% des citoyens.

  Pour rappel, les futurs eurodéputés français ne siègeront pas sous l’étiquette de leur parti national – même s’ils se présentent sous cette affiliation – mais bien en fonction des groupes politiques européens. Ainsi, les candidats des différents partis susmentionnés appartiendront à une famille politique européenne définie : l’Alliance des Démocrates et Libéraux pour l’Europe (ALDE) pour le centre, le Groupe de l’Europe des Nations et des Libertés (ENK) pour l’extrême-droite, le Parti Populaire Européen (PPE) pour la droite, l’Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D) pour la gauche, le Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique pour la gauche radicale, et enfin le Groupe des Verts/Alliance libre européenne pour les écologistes.

  Toujours selon les premiers sondages effectués auprès des électeurs, seul un Français sur trois pour l’instant se dit certain d’aller voter aux élections européennes l’année prochaine. La question que tout le monde se pose désormais est la suivante : l’engagement pro-européen du président Emmanuel Macron arrivera-t-il à sensibiliser les citoyens et à les convaincre de se rendre aux urnes le 26 mai 2019 ? En effet, une majorité de Français déclare être insatisfaits du fonctionnement actuel de l’Union européenne, bien qu’ils ne remettent pas en cause certaines de ses politiques, comme l’euro par exemple. Il reste maintenant à voir si ces premières estimations et intentions changeront au cours des prochains mois, avec le lancement de la campagne des candidats aux élections européennes.

Virginie CARDOSO