Brexit, Italie, nouvelle Commission… Que s’est-il passé cet été en Europe ?

C’est déjà la rentrée ! L’équipe de Voix d’Europe a rangé ses affaires de plages, défait ses valises et remisé pendant un an les palmes et les tubas. Avant d’entamer une nouvelle année européenne, nous souhaitions revenir sur les principaux évènements qui ont rythmé votre été.

Brexit or not Brexit ?

Au coeur de l’été, le Royaume-Uni a choisi Boris Johnson pour remplacer Theresa May au poste de Premier Ministre. L’ancien maire de Londres, qui ne fait pas l’unanimité outre-Manche, avait annoncé dès son entrée au 10 Downing Street, sa volonté de faire plier l’UE quant à une renégociation de l’accord de sortie. Bruxelles, pourtant en pleine recomposition, avait immédiatement fait savoir qu’il ne fallait rien attendre de ce côté-là, et que si le Royaume-Uni n’acceptait pas l’accord de novembre, le pays sortirait sans accord le 31 octobre 2019. Il s’agirait alors de la pire option pour le Royaume de sa Majesté.

« Il est hors de question de renégocier en l’état le filet de sécurité irlandais (ou « backstop »), dont Boris Johnson souhaite délester l’accord de retrait conclu par l’ex-chef de gouvernement Theresa May avec l’UE », a expliqué M. Barnier dans une tribune publiée par le Sunday Telegraph.

Inacceptable pour Boris Johnson: cela empêcherait le Royaume-Uni de suivre une politique commerciale indépendante, puisqu’il serait toujours soumis à des règles européennes. « Le backstop représente la flexibilité maximale que l’UE puisse offrir à un Etat non membre », écrit le négociateur de l’UE. Ce dispositif est nécessaire, souligne-t-il, pour préserver l’intégrité du marché unique européen et maintenir ouverte la frontière entre l’Irlande du Nord britannique et la république d’Irlande (membre de l’UE) après le Brexit.

Boris Johnson, qui a promis une sortie « coûte que coûte » du Royaume-Uni le 31 octobre prochain, a donc trouvé une solution radicale pour faire passer sa volonté : suspendre totalement les activités du Parlement britannique pendant 5 semaines environ. La reprise des discussions à la Chambre des Communes reprendrait… le 14 octobre, soit seulement une petite quinzaine avant la sortie.

Dès cette annoncée fracassante, de nombreuses manifestations ont eu lieu dans Londres et plus particulièrement à Westminster pour dénoncer une prise de pouvoir. Rien n’y à fait. Suite au prochain épisode !

Nouvelle Commission européenne en construction

Si depuis le 26 mi 2019, l’UE possède un nouveau Parlement européen, la situation est tout à fait différente pour la Commission, dont la composition définitive devrait avoir lieu entre le mois de septembre et le mois d’octobre.

Toutefois, la présidence sera assurée par Ursula Von Der Leyen, ancienne ministre des Armées allemande. Ces derniers jours, les 27 Etats européens ont annoncé, progressivement, qui serait le représentant de leur pays dans la nouvelle Commission.

L’Italie à nouveau dans le chaos

C’est pas nouveau, l’Italie a du mal a garder un gouvernement pendant les 5 années de législature or la coalition entre le Mouvement 5 étoiles et la Ligue du Nord promettait un changement à cette tendance. Ça n’a pas été le cas.

Le mois d’août a été très mouvementé pour l’Italie après que le ministre de l’intérieur et chef de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, a menacé la coalition en assurant qu’il était impossible de continuer à travailler ensemble et invoquait des élections anticipées. Ces propos n’ont pas plus au premier ministre italien Giuseppe Conte qui non seulement a dans un premier temps attaqué directement Salvini suite à ses propos mais a également donné ses démissions quelques jours plus tard laissant ainsi le pays encore une fois dans l’incertitude.

Salvini qui voyait l’ombre des élections est maintenant vaincu par celle qui semble être une nouvelle coalition entre le M5E et le Parti Démocratique laissant loin l’idée de nouvelles élections. Le pays a à nouveau plongé dans l’incertitude.

Natacha DA ROCHA & Chloé LOURENÇO