Que se passe-t-il à Hong Kong ?

Depuis trois mois les rapport entre Hong Kong et la Chine sont difficiles, les manifestant hongkongais pro-démocratie ne veulent pas que Pékin reprennent le pouvoir total sur la ville autonome.

Hong Kong territoire semi-autonome

Pendant de longues année Hong Kong a été une colonie britannique, c’est en 1997 qu’elle a été rétrocédée à la Chine et bénéficie d’un régime spécifique: c’est une « région administrative spéciale » (RAS) de la République populaire.

Le territoire est ainsi régit par une loi fondamentale spécifique, possède sa propre monnaie, pratique le multipartisme, a des équipes sportives nationales et jouit de libertés inconnues en Chine. Ce statut devait normalement être garanti jusqu’en 2047. Le « mouvement des parapluies » critique à Pékin la volonté d’accélérer le processus d’amalgame à la Chine. Les tension n’ont fait qu’augmenter lorsque fin avril le gouvernement pro-Pékin annonçait un projet de loi visant à permettre les extraditions vers la Chine, les manifestant redoutent une utilisation politique de ces extraditions. Le 9 juin, entre 250 000 et un million de Hongkongais descendent dans la rue pour demander le retrait de ce projet de loi. C’est la plus grosse manifestation depuis 1997. 

Une intervention par la force chinoise à l’horizon?

Si au début les manifestant ont voulu rester pacifique, la situation a dégénéré au fur et à mesure du temps avec de vraies incidents entre eux et les forces de l’ordres. Gaz lacrymogènes lancés par la police, prise d’assaut du parlement local de la part des manifestant, la situation a changé de ton.

Le gouvernement de Pékin a décidé de changer de stratégie tout d’abord le responsable chinois du Bureau de Hong Kong et Macao menaçait « Ceux qui jouent avec le feu, périront par le feu » et ensuite le 12 août une vidéo montrant des chars des chars chinois rassemblés à la frontière avec Hing Kong, a été diffusée par des médias chinois. Cependant ce qui inquiète les honkongais sont d’autres paroles du responsable du bureau de Hong Kong, qui dénonçait les « germes du terrorisme à l’oeuvre » ce qui pour eux se traduirait en une prochaine attaque chinoise qui utiliserait son arsenal anti-terroriste contre les manifestant traités comme tels.

Pour l’instant Pékin n’a pas encore opté pour une intervention par la force car elle serait mal vue à l’extérieur de plus que la Chine doit également faire face à la « guerre » commerciale avec les Etats-Unis, le pays se trouverait donc dans l’embarras, ceci dit une futur intervention n’est pas improbable car le conflit interne persistant pour un pays aussi contrôlé n’est pas envisageable.

Natacha Da Rocha