Elections Portugal: le PS toujours au pouvoir

Si l’extreme droite rafale les votes en Europe centrale et orientale la situation semble bien différente dans la péninsule ibérique où les dernières élections au Portugal ont vu la gauche triompher.

Antonio Costa et le redressement de la situation portugaise

Dimanche 6 octobre les portugais ont été appelés à voter pour les élections législatives. Le Parti Socialiste du premier ministre sortant Antonio Costa a effleuré la majorité absolue s’arrêtant à 36,65% des voix laissant loin derrière le PSD (parti social-démocrate) qui obtient 27,9% des voix et en 3ème position leurs anciens alliés du bloc de gauche (la gauche radicale obtient 9.3% et le Parti communiste 6%).

Antonio Costa est en grande parti l’auteur de cet exploit, le premier ministre en effet est l’image de celui que l’on renomme désormais le « miracle portugais » c’est à dire la relance du pays suite à l’arrivée au pouvoir en 2015 de la coalition PS et bloc de gauche, le pays alors pratiquement sur le seuil de la banqueroute a réussi à relancer sa croissance tout en laissant des comptes publics corrects.

6 November 2017; António Costa, Prime Minister, Government of Portugal, at Venture Summit Content during Web Summit 2017 at Convento De Beato in Lisbon. Photo by Diarmuid Greene/Web Summit via Sportsfile

Résultat important pour un taux d’abstention record

L’exploit du PS lors de ces dernières élections est un peu gâché par le taux d’abstentionnisme qui s’élève à 45.5% (lié surtout au départ massif de portugais vers l’étranger durant la crise).

Antonio Costa et le PS réussissent donc résultat important car le peuple portugais leur fait clairement confiance, la chose n’était pas aussi claire en 2015 lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir avec le bloc de gauche pour celle que l’on avait renommé la « geringonça » (déf: quelque chose destiné à se dissoudre dès les premiers désaccords).

Le premier ministre portugais a réussi également a échapper à la crise politique d’il y a quelques mois qui l’opposait aux syndicats comme le reconnait José Manuel De Oliveira « Antonio Costa n’en a pas fait assez pour les travailleurs, mais d’un autre côté, nous avons pu regagner une partie des droits que nous avions perdu avec la troïka ».

Tout n’est donc pas rose pour le gouvernement et le premier ministre mais ils arrivent tout de même à faire encore l’unanimité.

Natacha Da Rocha