L’UE rejette le résultat des élections en Biélorussie

Mercredi 19 août, les 27 dirigeants de l’UE se sont réunis lors d’un sommet extraordinaire en visioconférence. Charles Michel, président du Conseil européen, affirme qu’un nombre « substantiel » de responsables biélorusses sont visés par les sanctions.

A travers les paroles du président du Conseil européen Charles Michel et de la chancelière allemande Angela Merkel, l’UE a annoncé qu’elle ne reconnaissait pas le résultat de l’élection présidentielle en Biélorussie. Merkel a déclaré « « Les gens en Biélorussie savent ce qu’ils veulent (…). C’est pourquoi nous voulons une voie indépendante pour la Biélorussie où les conditions politiques sont décidées par le pays lui-même » de manière « pacifique et par le dialogue », elle a ensuite révélé que le président Loukachenko n’avait pas souhaité s’entretenir avec elle au téléphone pour discuter de la situation dans le pays.

Charles Michel quant à lui a affirmé que l’UE allait imposer « bientôt » des sanctions sur un nombre « substantiel » de responsables du régime de M. Loukachenko. Le principe de ces sanctions avait été acté vendredi lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères.

Loukachenko lui reste sur ses positions en convoquant son Conseil de sécurité en ordonnant de faire en sorte qu’il n’y ait « plus aucun trouble à Minsk », car « les gens sont fatigués, demandent de la paix et de la tranquillité », il a également ordonné le renforcement des des contrôles aux frontières, assurant que « des militants, des armes, des munitions ou de l’argent provenant d’autres pays entrent en Biélorussie pour financer les émeutes ».

La situation reste donc tendue dans le pays et l’Union européenne a pris une position ferme sur le sujet.

Natacha Da Rocha