La Californie brûle… mais pas d’inquiétude pour Donald Trump !

En 2002 à Johannesburg, Jacques Chirac, alors Président de la République française, parlait déjà du réchauffement climatique. « Notre planète brûle », disait-il alors. Depuis plusieurs mois, c’est la Californie, Etat américain le plus peuplé des Etats-Unis, qui s’est transformée en brasier, mais cela n’inquiète pas Donald Trump, pour qui tout cela « va se refroidir »…

« Ca finira par se refroidir ! »

Le gouverneur de Californie Gavin Newsom avait insisté plus tôt dans la journée sur l’impact du réchauffement climatique dans les incendies qui ravagent la côte ouest : « Les preuves observées parlent d’elles-mêmes : le changement climatique est réel », a-t-il déclaré. Pourtant, le Président Trump a balayé d’un revers de la main les propos de son gouverneur. Dans une vidéo, il a même expliqué que « cela finira par se refroidir ! » Les dizaines de brasiers qui dévastent la côte depuis des jours ont déjà fait au moins 35 morts depuis le début de l’été, dont 27 rien que cette semaine dans les trois Etats de Washington, Oregon et de Californie. La sécheresse des sols renforcent encore un peu plus les feux présents sur toute la côte-ouest.

« Ça finira par se refroidir », a assuré le président américain lors d’un échange avec Wade Crowfoot, un responsable local de l’agence de protection des ressources naturelles de Californie, à Sacramento. Et lorsque Wade Crowfoot lui explique que la science ne va pas dans ce sens, Donald Trump lui rétorque, les yeux dans yeux « qu’il ne pense pas que la science sache réellement, ce qui vient conforter ses idées climato-sceptiques.

Joe Biden fustige « un pyromane du climat »

Le candidat démocrate Joe Biden s’est au même moment déchaîné contre son rival, lui reprochant de nier la réalité du changement climatique. « Si on donne à un pyromane du climat quatre années de plus à la Maison Blanche, comment pourrait-on s’étonner que l’Amérique s’embrase encore davantage ? » a-t-il déclaré. Il faut bien dire que les paysages dantesques, les cieux orangés et déchirés par les flammes ainsi que la fumée qui envahit les villes, à l’image de Portland (Oregon) vont bien plus dans le sens de Joe Biden que de Donald Trump.

 Kamala Harris, colistière de Joe Biden, se rendra aussi lundi en Californie, Etat qu’elle représente au Sénat, pour évaluer les dégâts et rencontrer le lendemain les responsables des services d’urgence.

Pour le président américain, la cause des incendies serait surtout liée à une supposée mauvaise « gestion forestière » dans ces Etats, contrôlés par ses adversaires démocrates. Selon le consensus scientifique, l’ampleur exceptionnelle de ces feux de forêt est pourtant bien liée au changement climatique, qui aggrave une sécheresse chronique et provoque des conditions météorologiques extrêmes.

Les incendies ont d’ores et déjà consumé plus de 2 millions d’hectares sur la côte ouest, alors que la saison des feux ne s’achève en théorie qu’en novembre.

Chloé LOURENÇO