Tensions en Espagne

Depuis mercredi dernier l’Espagne fait face à une vague de protestations suite à la détention du rappeur Pablo Hasel devenu depuis un symbole de la liberté d’expression dans le pays.

Des tensions ont éclaté à Madrid et à Barcelone le mercredi 17 février pour dénoncer la détention du rappeur catalan Pablo Hasel. Certains manifestants ont notamment ont lancé des bouteilles sur les policiers antiémeute qui ont par la suite chargé, le bilan fait état de quatorze interpellations et au moins neuf blessés. Les émeutes dans la capitales espagnoles ont été condamnés par la maire conservateur  Jose luis Martinez-Almeida qui, dans un tweet, a affirmé « Les personnes violentes et ceux qui n’acceptent pas les règles n’ont pas de place dans notre société ».

Pablo Hasel, rappeur, est devenu le visage de ces émeutes suite à sa condamnation à neuf mois de prison pour « injures à la Couronne et aux institutions de l’Etat » et « apologie du terrorisme » suite à tweets publiés par celui-ci entre 2014 et 2016 ainsi qu’une chanson sur l’ancien roi Juan Carlos. Pablo Hasel avait jusqu’au 12 février, dernier délai, pour se livrer à la police afin de purger une peine de neuf mois de prison qui avait été prononcée en 2018, le rappeur s’est cependant barricadé, lundi 15 février, dans l’université de Lérida en compagnie d’un groupe de sympathisants mais la police est intervenue mardi matin et l’a conduit directement en détention, en quittant l’université il a affirmé « C’est l’Etat fasciste qui m’arrête. Mort à l’Etat fasciste ».

Depuis, les tensions et les manifestations se succèdent dans le pays ibérique et encore une fois la monarchie est remise en question.

Natacha Da Rocha