Violence en Afrique du Sud

Depuis quelques jours le pays africain fait face à un hausse des violences dans plusieurs villes du pays. Le gouvernement annonce un bilan provisoire de 117 morts.

26 personnes sont mortes à Johannesburg, la plus grande ville du pays, dans un contexte de pillages et d’incendies suite aux nouvelles restrictions anti-Covid-19. A ce bilan il faut ajouter 91 morts dans la province du Kwazulu-Natal (est) où les violences ont commencé il y a six jours, après l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma. Au total 2 203 personnes ont été interpellées dans le pays.

La ministre par intérim à la présidence Khumbudzo Ntshavheni appelle à ne pas prendre « la loi entre vos mains »«Certains brandissent des armes à feu, en réponse apparente aux incidents. S’ils ont le droit de protéger leur propriété, leur vie, leur quartier », ils doivent s’assurer qu’ils n’agissent pas « en désaccord avec la loi » continue-t-elle.

Ces tensions dans le pays font renaitre également des tensions raciales jamais vraiment effacées du pays, en effet  des vidéos d’une violence inouïe circulent sur les réseaux sociaux et montrent des hommes d’origine indienne battre brutalement des jeunes hommes noirs à terre. Pour faire face à cette recrudescence des violences l’armée va multiplier ses effectifs sur le terrain, pour stabiliser Johannesburg et pacifier les zones plus tendues, notamment les grandes villes du Kwazulu-Natal, le port de Durban et sa capitale Pietermaritzburg.

Natacha Da Rocha