Le Mexique juge inconstitutionnelle la criminalisation de l’avortement


Contrairement à ce qu’il s’est passe au Texas, Etats-Unis, où une loi très restrictive en matière d’avortement est entrée en vigueur, la cour suprême du Mexique a jugé inconstitutionnelle la criminalisation de l’avortement.

La cour suprême du Mexique s’est réunie pendant duex jour pour examiner la constitutionnalité des articles du code pénal de l’État de Coahuila, dans le nord du Mexique. Ces articles sanctionnent les femmes qui se font avorter, avec des peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. Ces articles ont donc été jugés inconstitutionnels à l’unanimité des dix juges présents, ce qui établit une jurisprudence pour les tribunaux du pays. En effet le Mexique est un pays fédéré où les États sont autonomes dans l’adoption de leurs lois, mais ces dernières peuvent être invalidées par le biais d’un recours lorsqu’elles contreviennent à des arrêts de la Cour suprême qui font jurisprudence, comme dans ce cas précis.

Cet arrêt a en effet une portée nationale, les femmes qui vivent dans des États où l’avortement est criminalisé d’avoir accès à l’avortement sur décision d’un juge. Elles pourront donc se présenter devant un juge et déposer un recours lorsque les services de santé refusent de pratiquer l’avortement.

Le président de la cour Suprême Arturo Zaldivar a déclaré « C’est un pas de plus dans la lutte historique pour l’égalité (des femmes), la dignité et le plein exercice de leurs droits » il a ensuite ajouté que « A partir de maintenant, il ne sera pas possible, sans violer les critères du tribunal et de la Constitution, de poursuivre une femme qui avorte dans les cas validés par ce tribunal ».

Natacha Da Rocha