Violences en Guadaloupe

Violences en Guadaloupe

Lundi dernier un appel à la grève générale lancée en Guadeloupe par un collectif de syndicats et d’organisations citoyennes enclenchera des jours de manifestations et violences.

Ce sont le passe sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants qui ont été les déclencheurs de la crise. En effet en Guadeloupe, comme en Martinique, à peine plus d’un tiers de la population est vaccinée, contre trois-quarts pour l’ensemble de la France. Si l’on se focalise sur les professionnels en Ephad et en unités de soins de longue durée (USLD), la vaccination est de 57 % en Martinique et de 67 % en Guadeloupe, contre plus de 92 % à l’échelle du pays.

Cependant les nouvelles mesures sanitaires ne sont pas les seules revendications de la population, Le préavis de grève réclame ainsi une hausse des salaires et des minima sociaux, ou encore la prise en charge intégrale des tests de dosage sanguin de la chlordécone dans le sang (chlordéconémie). En effet la crise sanitaire est notamment à l’origine d’une explosion des inégalités, ressenties toujours plus durement dans les territoires ultramarins.

Cette frustration générale est également au centre des violences qui ont éclaté suite à ces mouvements sociaux, des scènes de guérilla urbaine ont fait suite et une soixantaine de personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre. Pour répondre à cette crise le gouvernement a envoyé des renforts de policiers et de gendarmes, notamment 50 membres des unités du GIGN et du Raid. Le préfet a instauré un couvre-feu entre 18 heures et 5 heures.

La Martinique a depuis rejoint également les manifestations et la crise en Outre-Mer semble bien présente à quelques mois des élections présidentielles.

Natacha Da Rocha

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