Portugal : la gauche se maintient mais l’extrême-droite progresse

Dimanche 30 janvier 2022, les citoyens portugais étaient appelés aux urnes lors d’élections législatives anticipées. Tâche noire : l’extrême droite s’impose de plus en plus dans l’hémicycle.

Le Premier ministre portugais António Costa lors d'une conférence de presse après sa victoire aux élections législatives, le 30 janvier 2022 à Lisbonne (Portugal). (PEDRO FIUZA / NURPHOTO / AFP)
Antonio Costa, lors de sa victoire le 30 janvier 2022 (crédits : Pedro Fiuza / NURPHOTO / AFP)

La surprise de la gauche

Le Parti socialistes a créé la surprise lors des élections législatives. Ces dernières s’annonçaient dangereuses pour le parti de gauche et Antonio Costa. Finalement, les Socialistes ont été plébiscités par les Portugais, en remportant même la majorité absolue. Un score encore plus important que lors des dernières élections. Antonio Costa n’aura donc plus besoin de s’allier à aux partis radicaux et communistes, comme lors de sa précédente mandature.

Le parti social-démocrate était annoncé au coude-à-coude avec le parti socialiste, voire même gagnant selon les derniers sondages. Une défaite amère pour le parti de droite.

Le parti socialiste a bénéficié de son bilan plutôt positif. Antonio Costa s’est targué d’avoir remonté le pays économiquement en mettant fin à l’austérité budgétaire. Les fonds du plan de relance européen à hauteur de plus de 16 milliards d’euros annoncent également des jours plus ensoleillés pour l’économie portugaise.

Autre point positif : la gestion de la crise sanitaire liée au covid-19. Le Portugal a, certes, imposé de fortes restrictions mais qui ont permis de sauver de nombreuses vies. Le pays fait partie des bons élèves avec un taux de vaccination très haut parmi ces citoyens.

Montée des députés extrémistes

seule ombre au tableau : la percée du parti d’extrême-droite Chega (« Assez ») au Parlement portugais. Avec une douzaine d’élus, ils font une entrée fracassante. Lors de la précédente législature, il n’y avait qu’un seul député extrémiste.

Le Portugal était un des derniers pays européens à résister à l’envahisseur populiste. Fort de son Histoire liée à la dictature de Salazar, les Portugais évitaient les extrêmes. Mais la vague extrémiste a fini par frapper le pays, en devenant même la troisième force politique de l’État.

« Une majorité absolue, ce n’est pas le pouvoir absolu, (…) c’est une responsabilité accrueC’est la victoire de l’humilité, de la confiance et pour la stabilité. » a déclaré Antonio Costa lors de l’annonce des résultats.

Wassila ZOUAG

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