La Roumanie, la Bulgarie et la Croatie aux portes de l’Espace Schengen

Le 10 novembre dernier, les députés du Parlement européen ont approuvé la suppression des frontières intérieures entre l’Espace Schengen et la Croatie. Pour sa part, la Commission européenne a estimé, le 16 novembre 2022, que la Bulgarie et la Roumanie étaient également prêtes à intégrer l’Espace Schengen.

Carton plein pour la Croatie !

L’accord de Schengen a été signé en 1985 par la RFA, la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. L’Espace Schengen regroupe à ce jour 22 des 27 pays membres de l’UE, ainsi que l’Islande, la Norvège, le Liechtenstein et la Suisse. Appartenir à cet espace signifie remplir certaines conditions et prendre en charge la gestion du contrôle des frontières externes de l’UE.

Deuxième pays de l’ex-Yougoslavie à devenir membre de l’UE après la Slovénie en 2004, la Croatie a passé un nouveau cap le 10 novembre 2022. Effectivement, 9 ans après son adhésion, le pays a reçu l’approbation par le Parlement européen pour faire son entrée dans l’Espace Schengen. Les députés européens avaient également validé, en juillet dernier, l’entrée de la Croatie dans la zone Euro. Les Croates verront leur Kuna disparaître au profit de la monnaie commune le 1er janvier 2023, soit 10 ans pile après l’intégration.

Toutefois, avant d’être reconnu comme membre à part entière, il reste à la Croatie à expliquer au Conseil sous quelles modalités elle entend gérer les frontières extérieures et garantir le respect des droits fondamentaux inscrits dans l’accord. Le Conseil devra ensuite prendre une décision à l’unanimité, sur la levée des contrôles intérieurs.

Feu vert pour la Roumanie et la Bulgarie

Depuis de nombreuses années, la Roumanie et la Bulgarie sont en attente d’intégration à Schengen. Le 16 novembre dernier, la Commission européenne donnait son feu vert afin que ces Etats puissent faire partie intégrante de l’Espace, indiquant que « Depuis des années, ces Etats ont contribué de manière importante au bon fonctionnement de l’Espace Schengen, y compris pendant les crises migratoires, durant la pandémie et plus récemment face aux conséquences sans précédent de la guerre en Ukraine ».

L’objectif derrière cette nouvelle adhésion à l’espace de libre circulation est aussi de rendre l’Europe plus sûre, grâce à une protection policière renforcée aux frontières extérieures. Cela devrait dans le même temps la rendre plus prospère et plus attrayante, en favorisant les échanges entre citoyens européens. Il faudra cependant un accord à l’unanimité avant que ces deux pays puissent faire définitivement leur entrée.

Chloé LOURENCO