Fémin’Histoire #30 : Anne McLaren, mère de la FIV

Il y a de ces personnes qui changent le futur des prochaines générations pour toujours. Dame Anne McLaren fait partie de ces héros. Grande figure de la biologie du développement, elle a fourni la base de l’élaboration de la fécondation in vitro (FIV).

Anne McLaren naît en 1927 au Royaume-Uni. Fille de baron, elle vit à Londres jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale puis part vivre avec sa famille dans leur demeure du Pays de Galles.

Passionnée par la biologie du développement

Plus tard, Anne McLaren étudie la zoologie à Oxford puis continue à l’University Collège London où elle se spécialise sur les gènes des lapins et les virus. Son ambition pour le développement des cellules commence.

urn cambridge.org id binary-alt 20180928224153-07164-smallThumb-02926fig3_1Elle obtient son doctorat en 1952 et se marie avec Donald Michie, chercheur comme elle. Ils auront 3 enfants et travailleront conjointement jusqu’en 1959 sur des souris.

Anne McLaren se concentre davantage sur les travaux de fertilité notamment sur les superovulations, supergrossesses et cellules souches des animaux de laboratoire.

Ses travaux sont ainsi la base de la FIV et du diagnostic prénatal (permettant de détecter une malformation avant la naissance). En 1958, une souris naît in vitro pour la première fois.

Une mère célibataire qui a mené sa carrière de front

En 1959, Donald et Anne divorcent. Ils restent en bons termes. Elle part s’installer à Édimbourg pour travailler à l’Institut of Animal Genetics jusqu’en 1974. Elle élève ses enfants tout en continuant ses recherches sur la fertilité, le développement, l’épigénétique (étude de la transmission des gènes) et le transfert embryonique.

De 1974 à 1992, elle dirige l’Unité du Mammalian Development à Londres et en 1992, à 65, entre au Gurdon Institute. Elle aura dédié sa vie à la recherche en s’intéressant aux animaux.

Une femme reconnue et décorée

En 1975, Anne McLaren devient la première femme à entrer à la Royal Society, institution décorant les personnes ayant eu un impact dans le monde scientifique.

Elle intègre en 1993 l’Ordre de l’Empire britannique et reçoit en 2001 le Prix l’Oréal-Unesco pour les femmes et la science.

Elle décède en 2007 dans un accident de voiture dans laquelle se trouvait également son ex-mari.

 

Même si elle n’a eu aucune reconnaissance dans la mise au point de la FIV en tant que telle, son travail de recherche, discret mais fructueux, aura permis à des milliers de personnes de fonder une famille et de contourner les problèmes d’infertilité.

 

Wassila ZOUAG

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